Message-Lumière
de la Famille Myriam

La Famille Myriam Beth'léhem est :

  • Une communauté nouvelle de l'Église catholique, née du Souffle de Vatican II. Elle fut fondée à Baie-Comeau en 1978 par Sœur Jeanne Bizier.
     

  • Une Famille-communion à la fois contemplative et missionnaire vivant une Expérience de Providence et désirant porter l'espérance au monde. 

 

Le Message-Lumière est un moyen d'évangélisation au service de la Parole. C'est un message spirituel, livré chaque jour, portant la Lumière du Christ. Le Message-Lumière sur Internet est produit par la maison « El Cenáculo Myriam de la Alianza »  de la Famille Myriam en Uruguay.

Année Sacerdotale

Acte d'Amour du saint Curé d'Ars

Je vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.

Je vous aime, Ô mon Dieu, et n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y aura pas
la douce consolation de vous aimer.

Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.

 

 

Témoignages de prêtres


 
En tant que prêtre, originaire de l'Afrique et actuellement en France pour les études, je découvre de plus en plus le don sublime et gratuit qu'est le sacerdoce du Christ. Cette année sacerdotale nous invite à être des instruments disponibles et efficaces pour le salut de l'humanité réalisé en Jésus Christ Fils de Dieu. Tous les prêtres comptent sur vos prières.
Merci pour tout.
Père Gérard D.

 

À cœur ouvert : lettre à un futur prêtre.

Cher ami,

Comme insiste l'Amour…

Ces premiers mots résument tout. L'amour de Dieu se fait insistant, mais laisse toujours libre. Dès mon enfance, cet Amour est venu à ma rencontre de manière simple, naturelle et limpide, telle une source qui s'épanche doucement au plus profond du cœur.

Il me semble que depuis toujours je fus amoureux de Dieu.

À l'époque, enfant terrible, fonceur et frondeur, meneur et casseur, et à la fois saisi, bouleversé par ces petites touches d'Amour divin dans un rayon de lumière, le chant des oiseaux, un visage souriant et aimant; soulevé à l'intérieur, de temps à autre, par de grandes vagues de douceur, je sentais la présence de Dieu qui m'inondait de joie. Une évidence s'était installée en moi : je ne pouvais faire autrement que de me donner totalement à Dieu. C'était aussi clair que de l'eau de roche, je serai prêtre. Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite depuis l'enfance.

J'avoue que je n'ai pas le souvenir d'avoir prononcé un oui à l'arraché, ou d'un lâcher prise soudain et décisif pour suivre le Christ. Humblement, je le confesse, chez moi, pas de conversion à la Saul de Tarse. Tout ce qu'il y a de plus banal. Dieu a bien su y faire. À sa décharge toutefois, je dois dire que j'étais un être tellement inconstant que si j'avais rencontré trop d'obstacles sur mon chemin, eh bien, Il ne m'aurait pas eu!

Les contrariétés et les contradictions ne sont venues que bien plus tard. Personne n'y échappe.

À l'âge de 18 ans, j'ai été plongé  et confronté au monde du travail comme élève infirmier spécialisé en psychiatrie. Expérience passionnante, bien que se déroulant dans un monde sans Dieu, où les théories freudiennes avaient le vent en poupe. L'intelligence et les certitudes bousculées, c'est le cœur qui doit redire son oui à quelque chose ou à quelqu'un considéré comme de l'irrationnel. Là encore Dieu m'a bien protégé. Avec une discrétion et une douceur  qui m'émeuvent encore aujourd'hui quand j'y pense.

Séminariste et prêtre, il m'a fallu souvent dire et redire mon oui de confiance en mon appel. Les longues traversées de la Nuit sont inévitables si l'on veut être un authentique serviteur du Seigneur : échecs personnels et pastoraux, découragements, ébranlements…, et puis ces moments où le cœur bat la chamade parce qu'il lui semble que Dieu l'a abandonné, ignoré, se détournant de lui. Il arrive aussi, dans les moments de forte sécheresse et de creux affectifs, que le cœur, pour un instant seulement, se mette à battre pour quelqu'un d'autre, jusqu'à rendre Dieu jaloux! Je sais aujourd'hui ce qu'est la jalousie de Dieu. C'est quelque chose d'insupportable. Car Il veut tout. Pas une moitié de cœur, mais le cœur tout entier. Et il y a des oui à redire, arrachés de ces déchirures affectives qui font pleurer des larmes de sang, mais qui, ensuite, redonnent un bonheur d'être, extraordinaire et paisible, comme le calme après la tempête,  avec l'âme gonflée d'une double joie spirituelle dont seul Dieu a le secret. Sache, cher ami, si nous devons renoncer à certaines joies tout à fait légitimes, celles-ci n'équivalent jamais à ces joies profondes et spirituelles que Dieu nous donne, et au centuple! Il faut les avoir vécues pour en parler, mais cela ne nous dispense aucunement d'une continuelle vigilance. Car le démon rôde sans trêve, guettant qui dévorer à la moindre faiblesse. Laisse-moi t'inviter à te confier à la Vierge Marie, notre Mère et la Mère de Dieu. Non seulement elle est notre Mère, mais en plus, notre Reine, c'est-à-dire que Dieu lui a donné le pouvoir d'écraser la tête du serpent, le tentateur toujours aux aguets. En nous remettant tous les jours entre ses mains, nous ne risquons pas de tomber.

Aujourd'hui, j'ai 52 ans et je dois te dire que je suis toujours aussi bouleversé et émerveillé par cet Amour fidèle et insistant. Je ne le ressens plus comme avant, c'est vrai. Et je dois même t'avouer que je m'ennuie souvent dans la prière mais que, par ailleurs,  celle-ci m'est devenue aussi indispensable que l'air que je respire. Je ne pourrais plus m'en passer. De même pour l'Eucharistie. Elle est la Vie de ma vie, le centre de ma journée, le puits dans le désert, une marche de pur amour. Un coup de soufflet sur des braises qui couvent sous la cendre. Un Amour insistant qui transforme mon regard et m'aide à aimer les brebis du troupeau qui me sont confiées.

Tu m'as fait partager, cher petit frère, tes peurs de devenir éventuellement prêtre diocésain à cause de ces visages stressés que tu croises parfois. Le curé, dit-on, n'a plus de temps pour lui et parfois pour les autres, pris aussi par des tâches administratives, etc.

Alors, laisse-moi te dire ceci.

Si le prêtre met le Christ au centre de sa vie, ne négligeant jamais les rendez-vous d'amour avec lui dans la prière, l'oraison, l'adoration, la prière des heures, la récitation du chapelet, la célébration de la messe au quotidien, alors il n'a rien à craindre. Son ministère se déroule alors dans le calme et la sérénité parce que Jésus a pris les devants. Et il est souvent étonné de constater que les événements se mettent en place bien mieux qu'il ne l'avait imaginé. C'est comme si une main invisible s'en occupait, avec efficacité et fécondité. Au contraire de celui qui se lance à corps perdu dans toutes sortes d'activités, comme s'il devait tout faire lui-même, ou étant le seul à savoir faire juste. Dans la pastorale, le prêtre doit apprendre à partager, à déléguer et à faire confiance aux autres. De même pour des questions d'administration. Dans les moments de stress, où l'on croit faire mieux que les autres et mieux que le Seigneur, combien de fois ne brusquons-nous pas ceux et celles qui nous entourent? Peut-être le but sera-t-il atteint, mais à quel prix? Sans la charité, notre travail peut devenir efficace mais non fécond. Seul l'amour porte du fruit. L'efficacité nous contente nous, mais pas les autres.

Laisse-moi te redire enfin que  la mission du prêtre n'est pas une fonction mais une passion. Une passion d'amour! Si tu es un passionné, alors viens, et laisse-toi aimer. Fais ton possible et laisse l'impossible à Dieu.

… Car insiste l’Amour

Ton grand frère prêtre qui prie pour toi…

 

 

 

Témoignages de laïcs

 

J'ai de l'admiration et du respect pour le prêtre.
 
Pour moi, le prêtre c'est le Christ, je ne m'arrête pas à son apparence, ni à ses failles, ni à ses erreurs : c'est le Christ. Je suis reconnaissante à la première  Église qui, à la prière de Marie au cénacle avec les apôtres, s'est fortifiée dans la puissance de l'Esprit pour donner naissance à de nombreux prêtres, de saints prêtres comme le Curé d'Ars. Avec toutes les prières de l'année sacerdotale, et ma prière, l'Église deviendra plus belle, plus forte aussi. Je rends hommage à mon curé de paroisse si dévoué qui n'a jamais manqué une seule fois sur semaine de se présenter au confessionnal vingt minutes avant la messe pour entendre les confessions. Il est retraité maintenant, et lors d'une visite que nous lui avons faite, il a dit : « Je regrette une chose de mon ministère de prêtre : je n'ai pas été assez présent aux besoins de mes paroissiens. Si je continuais, j'irais les visiter plus souvent et entendre tous leurs besoins. Je répare aujourd'hui par mon humble prière. » N'oublions pas que chaque fois que le prêtre bénit à la fin de l'Eucharistie, nous recevons la bénédiction du Christ lui-même. Soyons attentifs : quelle chance nous avons ! Aimons nos prêtres et engageons-nous à prier pour eux.
 
Huguette Camirand

 

 

Bonjour,

Je suis allée en vacances cet été avec mon mari à Ars pour la fête du 150e anniversaire de la mort du curé d'Ars. J'ai vécu des moments très touchants et assez intenses, surtout devant la châsse du curé d'Ars, car je sentais qu'il était là plus que jamais.

 

Ils étaient des centaines de prêtres, et surtout des jeunes prêtres, et c'est ce qui m'a le plus impressionnée, car au Québec, nos prêtres sont assez âgés. J'espère que Jésus pensera à nous au Québec pour nous en envoyer quelques-uns.

Ce voyage m'a fait comprendre, à travers la vie du curé d'Ars, la grandeur d'un prêtre, le respect que l'on doit porter à un prêtre, et l'importance qu'il a dans nos villes et villages puisqu'il est le représentant officiel de Jésus. Le prêtre nous aide à faire grandir notre foi, pour que nous puissions apprendre un jour les pas de la danse qui nous mènera à la sainteté.

 

Merci à Jésus d'avoir pu me permettre de faire ce voyage à Ars et de vous en témoigner. Que Dieu vous bénisse.

 

Nathalie de Joliette

 

Bonsoir,

Dès mon jeune âge, j'ai dû faire mes études dans une école spécialisée pour handicapés visuels, et c'était chez les Clercs de Saint-Viateur. J'ai eu la chance de rencontrer un confesseur compréhensif, avec qui je pouvais jaser de toutes sortes de choses sans être jugé. Ses réponses toujours pertinentes m'ont permis de découvrir un Dieu de miséricorde et plein d'Amour.

 

Beaucoup plus tard, lorsque j'ai cheminé dans l'ordre franciscain séculier avec mon épouse, là aussi, j'ai rencontré des amis prêtres, des pères franciscains avec qui nous nous sommes liés d'amitié. C'est grâce à  eux que j'ai vraiment découvert ma vocation; malgré mon handicap visuel, je vois à peu près à 5 %, et pour moi, c'est beaucoup. Dans ma fraternité, j'ai la responsabilité de la formation, et auparavant, j'ai rempli le rôle de responsable de ma petite fraternité locale pendant neuf ans.
 

Tout ça pour dire que si je n'avais pas eu la chance de connaître de bons prêtres, je ne crois pas que ma foi serait aussi vivante qu'elle l'est aujourd'hui. C'est en toute humilité que je fais ce modeste témoignage pour démontrer que pour moi, tout comme saint François le proclamait, le prêtre, qu'il ait des défauts ou non, est humain et on se doit de le respecter...

 
Un laïque franciscain convaincu

 

Bonjour petite sœur Suzanne,

J'ai lu avec dévotion la page sur les prêtres et les témoignages. Donc, je viens témoigner à mon tour sur les prêtres. Un jour, je vivais une mauvaise passe dans ma vie et j'étais sur le point de devenir Témoin de Jehova parce que l'Église ne me disait plus rien. Alors, un étudiant m'invita à une soirée de prière dans une communauté religieuse avant de prendre une décision, m'a-t-il dit. Là, un vieux prêtre m'a donné la main en me regardant et j'ai senti le regard du Seigneur et tout l'Amour du Père. J'ai continué à y aller une fois par semaine, et c'était toujours la même expérience avec ce prêtre. J'en étais toute chamboulée à chaque fois jusqu'au fond de moi. Ça a été ma conversion, je me suis confessée, et depuis, j'ai toujours continué à cheminer avec le Seigneur. Ce prêtre est décédé maintenant, et cet étudiant qui a contribué à ma conversion est aujourd'hui prêtre. D'autres prêtres m'ont beaucoup aidée, et j'ai vécu toutes sortes de libérations dans le sacrement de réconciliation. J'en rends grâce au Seigneur et je prie pour les prêtres. Je fais ce témoignage pour la gloire du Père.

Marie-Paule

 

 

 
       

 

 

 

 

 

 

« Paroles sacerdotales » d'un saint

Du Saint Curé d'Ars

« Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre Seigneur ne serviraient de rien. [...] À quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour ouvrir la porte? Le prêtre a la clé des trésors célestes. »

 

 

 

Une page où vous êtes invités à participer par vos propres témoignages, prêtres et laïcs. Ces témoignages se veulent en lien avec le sacerdoce.

 

 messagelumiere@messagelumiere.org