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Année Sacerdotale

Acte d'Amour du
saint Curé d'Ars
Je vous aime, Ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous
aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je vous aime, Ô mon Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en
vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer.
Je vous aime, Ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le
bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, Ô mon Dieu, et n'appréhende l'enfer que parce qu'on n'y
aura pas
la douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime,
du moins je veux que mon cœur vous
le répète autant de fois que je respire.
Témoignages de
prêtres

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En tant
que prêtre, originaire de l'Afrique et actuellement en
France pour les études, je découvre de plus en plus le don
sublime et gratuit qu'est le sacerdoce du Christ. Cette
année sacerdotale nous invite à être des instruments
disponibles et efficaces pour le salut de l'humanité réalisé
en Jésus Christ Fils de Dieu. Tous les prêtres comptent sur
vos prières.
Merci
pour tout.
Père
Gérard D.
À
cœur
ouvert : lettre à un futur prêtre.
Cher ami,
Comme
insiste l'Amour…
Ces
premiers mots résument tout. L'amour de Dieu se fait
insistant, mais laisse toujours libre. Dès mon enfance, cet
Amour est venu à ma rencontre de manière simple, naturelle
et limpide, telle une source qui s'épanche doucement au plus
profond du cœur.
Il me
semble que depuis toujours je fus amoureux de Dieu.
À
l'époque, enfant terrible, fonceur et frondeur, meneur et
casseur, et à la fois saisi, bouleversé par ces petites
touches d'Amour divin dans un rayon de lumière, le chant des
oiseaux, un visage souriant et aimant; soulevé à
l'intérieur, de temps à autre, par de grandes vagues de
douceur, je sentais la présence de Dieu qui m'inondait de
joie. Une évidence s'était installée en moi : je ne pouvais
faire autrement que de me donner totalement à Dieu. C'était
aussi clair que de l'eau de roche, je serai prêtre. Comme
Obélix, je suis tombé dans la marmite depuis l'enfance.
J'avoue
que je n'ai pas le souvenir d'avoir prononcé un oui à
l'arraché, ou d'un lâcher prise soudain et décisif pour
suivre le Christ. Humblement, je le confesse, chez moi, pas
de conversion à la Saul de Tarse. Tout ce qu'il y a de plus
banal. Dieu a bien su y faire. À sa décharge toutefois, je
dois dire que j'étais un être tellement inconstant que si
j'avais rencontré trop d'obstacles sur mon chemin, eh bien,
Il ne m'aurait pas eu!
Les
contrariétés et les contradictions ne sont venues que bien
plus tard. Personne n'y échappe.
À l'âge de
18 ans, j'ai été plongé et confronté au monde du travail
comme élève infirmier spécialisé en psychiatrie. Expérience
passionnante, bien que se déroulant dans un monde sans Dieu,
où les théories freudiennes avaient le vent en poupe.
L'intelligence et les certitudes bousculées, c'est le cœur
qui doit redire son oui à quelque chose ou à quelqu'un
considéré comme de l'irrationnel. Là encore Dieu m'a bien
protégé. Avec une discrétion et une douceur qui m'émeuvent
encore aujourd'hui quand j'y pense.
Séminariste et prêtre, il m'a fallu souvent dire et redire
mon oui de confiance en mon appel. Les longues traversées de
la Nuit sont inévitables si l'on veut être un authentique
serviteur du Seigneur : échecs personnels et pastoraux,
découragements, ébranlements…, et puis ces moments où le
cœur bat la chamade parce qu'il lui semble que Dieu l'a
abandonné, ignoré, se détournant de lui. Il arrive aussi,
dans les moments de forte sécheresse et de creux affectifs,
que le cœur, pour un instant seulement, se mette à battre pour
quelqu'un d'autre, jusqu'à rendre Dieu jaloux! Je sais
aujourd'hui ce qu'est la jalousie de Dieu. C'est quelque
chose d'insupportable. Car Il veut tout. Pas une moitié de
cœur, mais le cœur tout entier. Et il y a des oui à redire,
arrachés de ces déchirures affectives qui font pleurer des
larmes de sang, mais qui, ensuite, redonnent un bonheur
d'être, extraordinaire et paisible, comme le calme après la
tempête, avec l'âme gonflée d'une double joie spirituelle
dont seul Dieu a le secret. Sache, cher ami, si nous devons
renoncer à certaines joies tout à fait légitimes, celles-ci
n'équivalent jamais à ces joies profondes et spirituelles
que Dieu nous donne, et au centuple! Il faut les avoir
vécues pour en parler, mais cela ne nous dispense aucunement
d'une continuelle vigilance. Car le démon rôde sans trêve,
guettant qui dévorer à la moindre faiblesse. Laisse-moi
t'inviter à te confier à la Vierge Marie, notre Mère et la
Mère de Dieu. Non seulement elle est notre Mère, mais en
plus, notre Reine, c'est-à-dire que Dieu lui a donné le pouvoir
d'écraser la tête du serpent, le tentateur toujours aux
aguets. En nous remettant tous les jours entre ses mains,
nous ne risquons pas de tomber.
Aujourd'hui, j'ai 52 ans et je dois te dire que je suis
toujours aussi bouleversé et émerveillé par cet Amour fidèle
et insistant. Je ne le ressens plus comme avant, c'est vrai.
Et je dois même t'avouer que je m'ennuie souvent dans la
prière mais que, par ailleurs, celle-ci m'est devenue aussi
indispensable que l'air que je respire. Je ne pourrais plus
m'en passer. De même pour l'Eucharistie. Elle est la Vie de
ma vie, le centre de ma journée, le puits dans le désert,
une marche de pur amour. Un coup de soufflet sur des braises
qui couvent sous la cendre. Un Amour insistant qui
transforme mon regard et m'aide à aimer les brebis du
troupeau qui me sont confiées.
Tu
m'as fait partager, cher petit frère, tes peurs de devenir
éventuellement prêtre diocésain à cause de ces visages
stressés que tu croises parfois. Le curé, dit-on, n'a plus
de temps pour lui et parfois pour les autres, pris aussi par
des tâches administratives, etc.
Alors,
laisse-moi te dire ceci.
Si le
prêtre met le Christ au centre de sa vie, ne négligeant
jamais les rendez-vous d'amour avec lui dans la prière,
l'oraison, l'adoration, la prière des heures, la récitation
du chapelet, la célébration de la messe au quotidien, alors
il n'a rien à craindre. Son ministère se déroule alors dans
le calme et la sérénité parce que Jésus a pris les devants.
Et il est souvent étonné de constater que les événements se
mettent en place bien mieux qu'il ne l'avait imaginé. C'est
comme si une main invisible s'en occupait, avec efficacité
et fécondité. Au contraire de celui qui se lance à corps
perdu dans toutes sortes d'activités, comme s'il devait tout
faire lui-même, ou étant le seul à savoir faire juste. Dans
la pastorale, le prêtre doit apprendre à partager, à
déléguer et à faire confiance aux autres. De même pour des
questions d'administration. Dans les moments de stress, où
l'on croit faire mieux que les autres et mieux que le
Seigneur, combien de fois ne brusquons-nous pas ceux et
celles qui nous entourent? Peut-être le but sera-t-il
atteint, mais à quel prix? Sans la charité, notre travail
peut devenir efficace mais non fécond. Seul l'amour porte du
fruit. L'efficacité nous contente nous, mais pas les autres.
Laisse-moi
te redire enfin que la mission du prêtre n'est pas une
fonction mais une passion. Une passion d'amour! Si tu es un
passionné, alors viens, et laisse-toi aimer. Fais ton
possible et laisse l'impossible à Dieu.
…
Car insiste l’Amour
Ton
grand frère prêtre qui prie pour toi…
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Témoignages de laïcs

J'ai de
l'admiration et du respect pour le prêtre.
Pour moi, le prêtre c'est le Christ, je ne m'arrête pas à son
apparence, ni à ses failles, ni à ses erreurs : c'est le Christ. Je suis
reconnaissante à la première Église qui, à la prière de Marie au
cénacle avec les apôtres, s'est fortifiée dans la puissance de
l'Esprit pour donner naissance à de nombreux prêtres, de saints
prêtres comme le Curé d'Ars. Avec toutes les prières de l'année
sacerdotale, et ma prière, l'Église deviendra plus belle, plus forte
aussi. Je rends hommage à mon curé de paroisse si dévoué qui n'a
jamais manqué une seule fois sur semaine de se présenter au
confessionnal vingt minutes avant la messe pour entendre les
confessions. Il est retraité maintenant, et lors d'une visite que
nous lui avons faite, il a dit : « Je regrette une chose de mon
ministère de prêtre : je n'ai pas été assez présent aux besoins de
mes paroissiens. Si je continuais, j'irais les visiter plus
souvent et entendre tous leurs besoins. Je répare aujourd'hui par
mon humble prière. » N'oublions pas que chaque fois que le prêtre
bénit à la fin de l'Eucharistie, nous recevons la bénédiction du
Christ lui-même. Soyons attentifs : quelle chance nous avons !
Aimons nos prêtres et engageons-nous à prier pour eux.
Huguette Camirand
Bonjour,
Je suis allée en
vacances cet été avec mon mari à Ars pour la fête du 150e
anniversaire de la mort du curé d'Ars. J'ai vécu des moments très
touchants et assez intenses, surtout devant la châsse du curé d'Ars,
car je sentais qu'il était là plus que jamais.
Ils étaient des
centaines de prêtres, et surtout des jeunes prêtres, et c'est ce qui m'a
le plus impressionnée, car au Québec, nos prêtres sont assez âgés.
J'espère que Jésus pensera à nous au Québec pour nous en envoyer
quelques-uns.
Ce voyage m'a fait
comprendre, à travers la vie du curé d'Ars, la grandeur d'un
prêtre, le respect que l'on doit porter à un prêtre, et l'importance qu'il a dans nos
villes et villages puisqu'il est le représentant officiel de
Jésus. Le
prêtre nous aide à faire grandir notre foi, pour que nous
puissions apprendre un jour les pas de la danse qui nous mènera
à la sainteté.
Merci à Jésus
d'avoir pu me permettre de faire ce voyage à Ars et de vous en
témoigner. Que Dieu vous bénisse.
Nathalie de
Joliette
Bonsoir,
Dès
mon jeune âge, j'ai dû faire mes études dans une école
spécialisée pour handicapés
visuels, et c'était chez les Clercs de Saint-Viateur. J'ai eu la
chance de rencontrer un confesseur compréhensif, avec qui je
pouvais jaser de toutes sortes de choses sans être jugé. Ses
réponses toujours pertinentes m'ont permis de découvrir un Dieu
de miséricorde et plein d'Amour.
Beaucoup plus tard, lorsque j'ai cheminé dans l'ordre
franciscain séculier avec mon épouse, là aussi, j'ai rencontré
des amis prêtres, des pères franciscains avec qui nous nous
sommes liés d'amitié. C'est grâce à eux que j'ai vraiment découvert ma
vocation; malgré mon handicap visuel, je vois à peu près à 5 %, et pour moi, c'est beaucoup. Dans ma fraternité, j'ai la responsabilité de la formation, et auparavant,
j'ai rempli le rôle de responsable de ma petite fraternité
locale pendant neuf ans.
Tout ça pour
dire que si je n'avais pas eu la chance de connaître de bons
prêtres, je ne crois pas que ma foi serait aussi vivante qu'elle
l'est aujourd'hui. C'est en toute humilité que je fais ce modeste
témoignage pour démontrer que pour moi, tout comme saint François
le proclamait, le prêtre, qu'il ait des défauts ou non, est
humain et on se doit de le respecter...
Un laïque
franciscain convaincu
Bonjour petite sœur
Suzanne,
J'ai lu avec dévotion la
page sur les prêtres et les
témoignages. Donc, je viens
témoigner à mon tour sur les
prêtres. Un jour, je vivais
une mauvaise passe dans ma
vie et j'étais sur le point
de devenir Témoin de Jehova
parce que l'Église ne me
disait plus rien. Alors, un
étudiant m'invita à une
soirée de prière dans une
communauté religieuse avant
de prendre une décision,
m'a-t-il dit. Là, un vieux
prêtre m'a donné la main en
me regardant et j'ai senti
le regard du Seigneur et
tout l'Amour du Père. J'ai
continué à y aller une fois
par
semaine, et c'était toujours
la même expérience avec ce
prêtre. J'en étais toute
chamboulée à chaque fois
jusqu'au fond de moi. Ça a été
ma conversion, je me suis
confessée, et depuis, j'ai
toujours continué à cheminer avec le Seigneur. Ce prêtre est décédé
maintenant, et cet étudiant
qui a contribué à ma
conversion est aujourd'hui
prêtre. D'autres prêtres
m'ont beaucoup aidée, et j'ai
vécu toutes sortes de
libérations dans le
sacrement de réconciliation.
J'en rends grâce au Seigneur
et je prie pour les prêtres.
Je fais ce témoignage pour
la gloire du Père.
Marie-Paule
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« Paroles
sacerdotales » d'un saint
Du Saint
Curé d'Ars

« Sans le
prêtre, la mort et la passion de Notre Seigneur ne
serviraient de rien. [...] À quoi servirait une maison
remplie d'or, si vous n'aviez personne pour ouvrir la porte?
Le prêtre a la clé des trésors célestes. »
Une page où vous êtes invités à participer par vos
propres témoignages,
prêtres et laïcs. Ces
témoignages se veulent en lien avec le sacerdoce.
messagelumiere@messagelumiere.org
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